vendredi 5 décembre 2008

Leçon géo : Les inégalités de développement

LES INEGALITES DE DEVELOPPEMENT

Problématiques

Intro : Y a t’il un ou des Sud ? Parler du ou des Sud, c’est parler des pays sur la voie du développement, mais c’est aussi faire référence à un Nord et donc à une opposition Nord-Sud.

1° Distinguer Nord et Sud, c’est une réalité même si le monde change :

Le vocabulaire a changé : Le Tiers monde désignait les pays sous développés récemment décolonisés. La coupure Est/Ouest a disparu, pas celle Nord/Sud

Les conditions de vie s’améliorent dans certains pays, mais ailleurs, les disparités s’accentuent d’autant plus que les pays du Nord ne cessent de progresser

2° Quels sont les obstacles du développement ?

Beaucoup d’obstacles internes : Forte inégalité riches pauvres. Forte croissance démographique, problèmes agraires, corruption

Mais aussi : Une dépendance de + en + forte vis à vis du Nord (la colonisation est finie) elle n’est + politique mais économique voire culturelle. Les PED demandent donc plus de justice à travers les échanges commerciaux.

3° Pourquoi distinguer des Sud ?

Parce qu’il y a des situations bien différentes : superficie, population, options politiques, ressources naturelles, désir d’insertion dans l’économie mondialisée.

En vérité le monde est encore + complexe car les disparités ont tendance à s’accroître à toutes les échelles (régionales …)

I° L’inégal développement: Une fracture vive

a) Une pauvreté toujours présente.

--La production des richesses est très concentrée. Les pays de la triade = + de 70 du PIB, les derniers pays PMA ne représentent rien. Ecart PIB ppa entre Luxembourg et Sierre Léone = 115/1. De +, les + riches s’enrichissent alors que les + pauvres s’appauvrissent.

--1/5 vit en dessous du seuil de pauvreté (- de 1 € par jour) près de ½ avec – de 2 €

--Etre pauvre ça n’est pas qu’être sans argent. L’indicateur IPH estime que dans + de 1/5 des pays, le 1/3 de la population manque de l’élémentaire.

b) Les différentes formes de pauvreté

--La croissance économique n’est pas systématiquement synonyme de développement (inégalités). On mesure aujourd’hui l’IDH (1° la Norvège = 0,944. dernier, Sierra Léone = 0,275) (1/4 des pays à + de 0,8)

--1/7individu souffre de faim (en augmentation) mais bien d’autres de malnutrition.

--Grandes inégalités également dans le domaine de la santé. Des maladies qui n’existent plus ici sont des fléaux là. (Tuberculose 2 M +, paludisme 1M +) le Sida, 9/10 dans les PED. Dans certains pays, l’espérance de vie recule.

--Idem pour l’alphabétisme : 1/7 concerné. Pour les 2/3 des femmes. Le W prend encore des enfants à l’école dans nombre de pays.

c) Grandes inégalités = Développement gêné

--Dans les pays à fortes inégalités sociales, les classes moyennes, fortes consommatrices peu présentes. Donc peu de demandes et peu d’investissements productifs.

--Développement également contrarié par trop forte inégalité entre sexes. Par contre, forte scolarisation des filles = conséquences positives (Fécondité, santé, alimentation)

--Les inégalités criardes au sein d’un même ensemble (régions, villes/campagnes, intérieur- littoral.

II° Le choix du modèle de développement pour les pays.

a) Des choix politiques et sociaux

--C’est avant tout un problème politique. Tout ne peut être fait de suite, il faut déterminer des courts termes, des moyens et des longs termes. Dans ces pays, santé et éducation sont des investissements productifs.

--La base du développement repose sur la maîtrise démographique (+ éducation (filles), travail des enfants, chômage)

--L’état doit jouer un rôle moteur, interventionniste, volontariste (routes, ports, aide aux entreprises)

--Si l’on veut une adhésion populaire, le système démocratique est indispensable.

b) Que produire, Comment ?

--Priorité à l’agriculture, même quand la famine est vaincue. Il faut éviter que la course à la modernisation ne fasse tomber les paysans sous la domination de l’industrie agroalimentaire.

--Industrialiser, c’est bien mais cela nécessite un gros effort de formation, de qualification de main d’œuvre, d’investissements.

c) Réduire la dépendance et participer à la mondialisation

--C’est difficile car la place des PVD dans le commerce mondial est très faible. Les produits qu’ils exportent rapportent peu et la concurrence des pays du Nord est souvent déloyale.

--Leur situation financière est difficile : Les capitaux qui rentrent sont très exigeants, certains sont très endettés et l’aide du FMI impose des choix libéraux (conséquences sociales)

--Certains pays sont arrivés à diversifier industries et exportations, en s’alliant ils arrivent parfois à défendre leurs intérêts devant les Nord

III° Des Sud de + en + hétérogènes

a) Les 2 géants

--La Chine. De grands atouts : 2° PNB ppa, 1300 M d’habitants donc réservoir de main d’œuvre bon marché, attrait pour investisseurs. IDH modeste (104°) mais en progrès (décès : 71 ans et alphabétisation en croissance). 2 problèmes : aggravation des inégalités sociales et spatiales (littoral - intérieur) et absence de démocratie.

--Union indienne. A peu près pareil : 1100 M d’habitants. Des progrès en agriculture (révolution verte) en industrie (services et même haute technologie) Fort contraste social entre classe aisée importante, mais beaucoup d’indiens dans la pauvreté.

b) Les pays émergents : des progrès rapides mais ambigus

--Par leurs activités et leur poids démographique, constitution de puissances régionales. Ont des industries compétitives et capables d’attirer capitaux étrangers (Af Sud, Brésil, Mexique).

--Après les NPI intégrés au Nord, de nouveaux pays asiatiques touchés par forte croissance (V. N. – Th. – Ph. – Ma. – Indo.) appelés « pays ateliers » Sont intégrés à la mondialisation mais très fragiles car très dépendants.

--Les PPP : de gros revenus selon les prix du marché. Pays du golfe : écart fort PNB et IDH. Algérie, Venezuela pari erroné sur indus lourde (chômage et pauvreté)

c) Les Sud marginalisés

--De nombreux pays à l’écart des flux commerciaux (peu peuplés, enclavés, sans ressources, en guerre, …)

--Les disparités s’accroissent entre grands ensembles régionaux du Sud : S.E. asiatique très peuplé (beaucoup de pauvres) mais en progression. A l’inverse l’Afrique, paupérisation absolue (Sida, dépendance alimentaire, guerres civiles) Son poids décline dans le commerce international. Image classique : exportation de X bruts, importation de X manufacturés.

Vocabulaire

Analphabétisme : Etat qui touche les populations n’ayant appris ni à lire ni à écrire.

IPH (Indice de Pauvreté Humaine) mesure les déficits élémentaires : faible longévité, manque d’éducation, facilité d’accès à l’eau, à la santé, malnutrition des enfants.

Malnutrition : Carence qualitative du régime alimentaire

PED : (Pays en Voie de Développement)

PPN ppa et PIB ppa : Dans les 2 cas il s’agit du PNB et du PIB pour lesquels on tient compte du coût de la vie (variable d’un pays à l’autre) en fonction des prix et des monnaies.

PMA : (Pays les Moins Avancés). 49 en 2004, on tient compte du PIB/habitant, de la production industrielle, du taux d’alphabétisation.

Seuil de pauvreté : Fixé aujourd’hui à un dollar/jour en tenant compte du pouvoir d’achat. Pour les pays du Nord, il est du double.

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ASEAN : Association des pays de l’Asie du Sud Est (1967) en vue de favoriser échanges et coopération : Vietnam, Malaisie, Brunei, Cambodge, Philippines, Singapour, Birmanie, Laos, Indonésie et Thaïlande.

Barrières tarifaires = Droits de douane

Conseil de sécurité : les 5 membres permanents de l’ONU : France, RU, USA, Russie, Chine (droit de veto) + 10 autres pays élus pour 10 ans

Développement durable : C’est prendre en compte l’idée de durée, donc d’avenir, dans l’exploitation actuelle des ressources (éviter le pillage).Cela suppose une prise en compte globale des différents facteurs : économiques, environnementaux, culturels (éviter des destructions irrémédiables) –Sommet de Rio : 1992

Le G7 puis G 8 : Naissance du G 5 (1975) : USA + France + R.U. + Japon + Allemagne. Canada et Italie en + puis en 1997 : La Russie.

Ingérence humanitaire : Suppose que la communauté internationale puisse intervenir dans un pays quand des individus sont en danger (1° intervention : 1992 en Somalie)

Libre échange : système économique qui interdit toute restriction dans les échanges entre pays (douanes, quotas)

Méthode géo : la carte, le croquis

Méthode

La carte de géographie

Règles générales

Le croquis doit comporter :

-Un titre qui est celui du sujet traité

-Une légende qui regroupe les informations en rubriques correspondant à un même thème.

-Des figurés adaptés à ce qu’on veut représenter.

-Une bonne visibilité, donc éviter les surcharges.

-Une réalisation soignée.

Les étapes de la réalisation

1 – Mobilisation des connaissances en analysant le sujet pour être sur de bien comprendre la problématique et en faisant la liste des connaissances à cartographier.

2 – Organisation de la légende en déterminant, dans les connaissances 2 ou 3 thèmes permettant de traiter le sujet.

3 – Choix des figurés ;

--Des figurés ponctuels pour les villes, les industries, les sites, les sources d’énergie …

--Des plages colorées pour localiser des régions en respectant des familles de couleur si on veut représenter le même thème avec des intensités différentes ou des couleurs logiques et habituellement utilisées. En cas de nécessité, on peut remplacer les couleurs par des hachures, mais c’est à éviter. (Garder les hachures pour accentuer un phénomène). Dans tous les cas, les couleurs les plus foncées, ou les hachures les plus serrées doivent représenter le phénomène le plus intense.

--Des traits pour tracer des limites, des moyens de communication.

--Des flèches pour indiquer des mouvements, de échanges.

En outre, il faut varier la taille des figurés en fonction de l’intensité du phénomène à représenter.

4 - Réaliser la carte en écrivant tous les noms à l’horizontale, sauf pour les fleuves, en utilisant toujours la même couleur, sauf pour les fleuves et les mers qui figurent en bleu.

La légende :

1 - Sur une feuille séparée en face de la carte, faire figurer la légende qui doit être divisée en rubriques tenant compte des thèmes que vous avez choisi de cartographier. Cette légende doit être brève : une phrase doit suffire.

2 - Justifiez ensuite les figurés que vous avez employés : flèches pour montrer le mouvement (courants commerciaux, mouvements de population …), plages colorées pour localiser les régions (densités de population : j’ai utilisé le rouge pour localiser les plus fortes …)

Ne pas oublier le titre de la carte

Ne jamais faire la légende au dos de la carte

lundi 1 décembre 2008

Géo :Leçon 2 Autres logiques de l’organisation de l’espace

Leçon 2

Autres logiques de l’organisation de l’espace

La mondialisation multiplie les interdépendances mais pas un nouvel ordre mondial. Ne faudra-t-il pas construire des instruments de régulation pour demain ?

I° Va-t-on vers l’émergence d’un gouvernement planétaire ?

a) Il y a déjà des outils

Comme l’ONU, neutralisé pendant la bipolarisation, mais + actif depuis 1990. Actions fortes autours des droits de l’homme (ingérence humaine) du patrimoine de l’humanité (protection de sites) qui a créé de nombreuses organisations spécialisées qui agissent avec + ou – d’efficacité, suivant leurs moyens. L’ONU tente d’apaiser les conflits, favorise les accords et traités internationaux, encourage toute réflexion autour du développement.

Au plan économique, il y a d’autres structures internationales :

Le G 8 (club confidentiel) l’OMC, organisme capable de jouer un rôle d’arbitre, le FMI, à l’influence discutable. L’unilatéralisme U.S. cristallise les oppositions et la méfiance.

b) Des enjeux planétaires

Avec la guerre froide, accumulation d’armement nucléaire, chimique, bactériologique. Donc, risque planétaire majeur d’autant plus que technologie, compétences et produits voyagent facilement.

Depuis 1992, à Rio de Janeiro, critique des modalités de croissance de l’économie mondiale : concept de «développement durable» adopté par l’ONU qui avance l’idée d’enjeux transnationaux et qui pose clairement les problèmes environnementaux.

Se donner les moyens de lutter contre les nouveaux fléaux qui profitent de la mondialisation.

c) Mais peu d’efficacité

Les difficultés qu’ont les organismes à régler ces dossiers montrent les limites actuelles de la régulation du système monde. Si les membres des organisations n’ont pas la volonté de faire aboutir l’action, les négociations échouent. Dans ce domaine là, le rôle des états reste encore déterminant (armement – émission de CO²) C’est le fait des états puissants.

Les états nations affaiblis par la mondialisation (la mobilité des flux en tout genre) ont la possibilité d’influer sur la politique d’accueil aux entreprises. Ils favorisent aussi leurs FTN

II Quelles sont les alternatives ?

Les difficultés des organismes mondiaux ont contribué à l’émergence de nouvelles logiques de développement mondial

a) De l’anti-mondialisation à l’alter mondialisation

Un nouvel état d’esprit avec l’émergence des ONG qui s’exercent dans tous les secteurs des activités humaines. Opposition violente depuis 1990 avec les PI et surtout les USA qui contestent leur représentativité et leur légitimité.

De ces affrontements naissent les mouvements anti-mondialistes ou de nouvelles conceptions sur la mondialisation (l’alter mondialisme) s’expriment en organisation de contre sommets. La mondialisation libérale y est dénoncée comme facteur aggravant des inégalités sociales et comme nuisible à l’environnement.

b) Un repli sur des blocs régionaux

A l’inverse d’une ouverture sur le monde, une autre alternative : souder des blocs régionaux (UE, ALENA …) à l’origine des espaces de libre échange qui s’élargissent, s’approfondissent parlent d’intégration politique. Comment interpréter ? Se renforcer pour mieux s’intégrer dans la mondialisation ? (Avoir plus de poids) ou alternative à la mondialisation ? Ils dessinent alors des aires de puissance en consolidant leurs assises politiques, économiques …

III° Diversité des aires de civilisation

a) Emergence d’une culture mondiale

La mondialisation ne concerne pas que l’économie, elle touche aussi le cadre de vie des populations du monde et ses pratiques culturelles (importance des communications, flux humains) surtout en milieux urbain. La mode, la musique, le cinéma, le tourisme, créent d’abord une attitude tolérante à d’autres cultures mondiales ainsi qu’un fond commun à l’humanité.

b) Il y a pourtant des aires de civilisation

(Civilisation = ensemble de sociétés présentant des traits communs : pratiques, croyances, valeurs (de 7 à 9 aujourd’hui). Elles sont d’étendues inégales, aux limites floues, pas toujours d’un seul bloc.

L’élément le plus fort : la religion. En recul au XX° avec un renouveau vers la fin y compris en Occident (dans la constitution de plusieurs états de l’UE). C’est dans l’Islam qu’elle remplit souvent le rôle de la loi (Coran) avec les écrits juridiques (Charia). Difficile accord avec le modernisme (rôle de la femme, de l’école)

Les civilisations orientales ont un grand poids démographique (chine, Inde)

IV° Résistances culturelles et revendications identitaires

a) L’occidentalisation ou l’américanisation du monde

L’Occident domine par l’économie et le culturel. Il croit ses valeurs universelles : démocratie, droit de l’homme, liberté individuelle)

Peut on adopter des techniques de l’occident sans adopter ses valeurs, ses systèmes de pensée, ses modes de consommation

b) Les résistances à l’occidentalisation

Elles se font sans problème et avec efficacité en Asie car elle porte des valeurs fortes (goût de la hiérarchie, sens de la communauté …)

Dans le monde musulman la résistance est parfois radicale, violente depuis les années 70. Contre les intérêts occidentaux ou ses alliés.

c) Revendications identitaires et conflits

Il s’agit le + souvent d’un désir de reconnaissance de la part des minorités, parfois d’une remise en cause de l’état et de ses frontières (Amérique, Australie, Nouvelle Zélande)

La violence n’est pas toujours exclue (ex Yougoslavie) en Afrique, divisions ethniques et religieuses dans des états très faibles. En Amérique, le renforcement des communautés hispaniques et asiatiques crée des réflexes d’exclusion. En Europe occidentale il s’agit souvent de nationalismes régionaux.

Géographie leçon 1 :Mondialisation et interdépendance

Mondialisation et interdépendance

I° Explosion des flux mondiaux

a) La mobilité des hommes

--La mobilité est le reflet de l’inégalité dans le monde : 3 facettes : le travail, les réfugiés, le tourisme. Elle est possible grâce aux progrès et à la diffusion des transports

--Le travail : essentiellement Sud—Nord. X par 3 en 30 ans (+ 40 M de clandestins ?)

--Les réfugiés 20 M officiel. Statut spécial de + en + contesté

--Le tourisme : est à échelle planétaire. X par 30 ces 50 dernières années il est le fait de la triade essentiellement et particulièrement de l’Europe et de l’Amérique du Nord (2/3)

b) Les échanges

--Sont en expansion. Représentent aujourd’hui ¼ du PIB mondial. Exemples : le téléphone X 5 et les transports air – mer X 1,5 ces 12 dernières années.

--Les raisons : levée des douanes. Rôle des FTN. Les progrès techniques donc coût en baisse.

Ces flux croissants dus à la mise en place de réseaux logistiques multimodaux très coûteux à la portée de peu de pays.

--Flux polarisés par 3 espaces majeurs : 15 états = 70% des transports. Internet idem. A coté : ¼ de la population mondiale n’a pas accès à l’électricité, la ½ au téléphone.

c) Les flux de capitaux

--Marché financier planétaire. Les bourses en relation 24/24 h. Banques et fonds de pension naviguent au dessus des frontières vers les + gros profits (déréglementation)

--La spéculation et l’appât du gain dominent la mondialisation au détriment de l’environnement, du social et même des objectifs économiques à termes. L’arrivée et le départ de ces capitaux ont des conséquences sur des économies fragiles

--Ces capitaux évitent les pays du Sud (pauvres, instables, à risques) qui ne voient que moins du ¼ des investissements et encore 25% de ceux ci filent en Chine et 50 autres % dans une dizaine d’autres pays (Brésil, Inde …)

II° Quels sont les acteurs de la mondialisation ?

a) Les Etats nations

Ce sont les états capitalistes les plus puissants qui ont voulu la mondialisation (dérégulation) En imposant le libéralisme, ils imposent leur domination. Ils créent aussi des espaces régionaux (ALENA, UE) qui intègrent leur voisinage pour être + fort et compétitif.

Le rôle de l’état (selon sa puissance) reste central. Il doit défendre les intérêts collectifs (les gens et les entreprises). Rôle du budget, des lois, de ses réalisations (Aménagement du territoire) pour rendre l’espace national attractif

Face à eux, les ONG, transnationales, aux objectifs divers (huma. environ.), sans pouvoir de décisions. Mais aussi les réseaux illicites d’économies parallèles (contrefaçon, drogue, armes, prostitution)

b) Les FTN

--Sont 63 000 avec 850 000 succursales à l’étranger. 2/3 du commerce mondial. 75 M de salariés.

--Savent s’adapter à l’espace mondial pour leur profit : où acheter, où produire, où vendre.

--S’adaptent aux cultures, aux pratiques des consommateurs ainsi qu’aux résistances locales.

Elles gardent un fort ancrage national (centre de décision, recherche, innovation)

c) Les organisations internationales

--FMI et banque mondiale favorisent la mondialisation en n’aidant que les pays qui libéralisent (en privatisant, en dédouanant, en réduisant le social) et aggravent la situation des démunis.

--L’OMC agit dans le sens de la libéralisation des échanges. Mise en place de règles et de sanctions pour les manques.

--La régulation de la mondialisation est limitée. Les organismes dépendants de l’ONU (PNUD, OIT …) plus sensibles aux besoins des pays pauvres et des salariés sont privés de moyens.

III° Les lieux de la mondialisation

a) Vue sur l’espace mondial

--La Triade contrôle l’essentiel de la politique et de l’économie mondiale (industrie, commerce = 75%, Capitaux = 85%) des technologies et de l’information.

--Une périphérie intégrée qui représente bon nombre d’états mais à des degrés différents (puissances régionales, pays volontaristes émergeants). Fournissent soit les matières premières, soit la main d’œuvre à bon marché

--Des marges évitées, pays n’ayant rien à offrir aux pays développés, pays au ban de l’ONU (raisons politiques), pays trop instables.

b) Vers de nouvelles localisations ?

--D’abord les industriels peuvent délocaliser à n’importe quel moment en fonctions de critères liés à la production. Textile et électroménager ont été les premiers touchés, aujourd’hui c’est l’industrie lourde, polluante, les services, qui filent vers des pays à main d’œuvre bon marché.

---Ensuite des espaces sans règlement, sans droits qui procurent des bénéfices aux FTN : les pavillons de complaisance (15 pays = 60% de la flotte mondiale) les paradis fiscaux – 70 – les zones franches.

---Enfin le commerce mondial se traduisant à 90% par le maritime. La littoralisation des activités s’accentue. Ce sont surtout les zones fortement métropolisées qui en profitent

c) Qui « dirige » la mondialisation ?

--Les grandes métropoles des triades : elles concentrent les pôles de commande et de gestion des domaines politique, économique, financier (CBD) sont les lieux privilégiés ou travail, richesse, savoir et hommes se regroupent. (Formation de mégapoles)

--20 métropoles gèrent 85% des flux financiers. 25 aéroports 70% du trafic aérien. Toutes se situent dans le Nord. Les métropoles du Sud cumulent les dysfonctionnements : sous équipement, bidonvilles …

IV° L’U E

a) Un pôle de la Triade

--A 15, l’UE = 1° rang mondial industriel, agricole, des services. 1° zone exportatrice (services, marchandises) 1° zone à recevoir les IDE. Le commerce s’exerce d’abord à l’intérieur de sa zone

--A réussi de grands projets scientifiques (Ariane, Airbus) agricoles (PAC) Ses entreprises sont présentes dans le monde entier, technologie avancée. Point noir : la recherche.

b) Une puissance fondée

--Héritage historique majeur : grandes compagnies commerciales, tradition de commerce international (Londres, Amsterdam) Cœur de la 1° RI, conquête coloniale, lieu de culture et de recherche (Cambridge …)

--La création d’un grand marché européen a dopé l’économie, permis de moderniser des structures et des bassins en difficulté. Enfin l’Euro devient une monnaie de référence mondiale

--Cet espace européen s’intègre parfaitement dans l’espace monde, avec de grandes métropoles politiques, économiques, financières et 3 façades maritimes.

--Ces espaces dynamiques sont reliés entre eux par les moyens les plus rapides (autoroutes, Voies ferrées, TGV) et constituent un espace cohérent et fluide

c) Les défis à relever

--Va t-on vers une union douanière (vœu britannique) ou vers une Europe fédérale à politique commune qui fera de l’UE une puissance Reconnue

--L’UE actuelle, géant économique mais nain politique est un handicap sur la scène internationale dés qu’il faudrait parler d’une seule voix

--Elargir l’UE uniquement dans un sens économique, en multipliant les nouveaux adhérents, coûte cher, freine le processus de développement (politique et même économique) et associe des états trop hésitants dans une volonté d’intégration.

Vocabulaire spécifique à la leçon

ALENA : Association de libre échange nord américain : USA, Canada, Mexique depuis 1993

Banque mondiale : Création des Nations Unies (1944) contribue au développement de ses membres en les aidant financièrement.

Euronext : fusion des bourses d’Amsterdam, de Paris, de Bruxelles et de Lisbonne (2000)

Déréglementation : Démantèlement des règles qui organisent le fonctionnement d’un secteur donné pour libérer la concurrence

Façade maritime : Espace géographique qui inclut le littoral, le grand large, l’arrière pays continental, c’est à dire les régions intérieures en relation avec les activités portuaires et urbaines de ce littoral.

FMI : Fond Monétaire International (1945) favorable aux mécanismes du marché, donc au libéralisme, donne son aide aux pays demandeurs en échange de concessions libérales.

FTN: Firmes Transnationales. On disait avant multinationales

IDE: investissement direct à l’étranger. Dépenses d’équipement des FTN hors de leur pays.

Interface : zone d’impact entre 2 espaces, lieu d’échanges actifs.

Mégalopole : grande région urbaine formée de plusieurs métropoles qui se rejoignent.

Métropolisation : Mouvement de concentration des hommes, des fonctions dans les villes les + importantes

Multimodal : système qui associe plusieurs modes de transport pour une seule marchandise.

OIT : Organisation Internationale du Travail (Versailles 1919) reprise par l’ONU. But : promouvoir la justice sociale et faire respecter les droits de l’homme dans le monde du travail

OMC : Organisation Mondiale du Commerce: remplace le GATT en 1995. Veille au développement du commerce international et arbitre les différents entre ses membres

ONG : Organisation Non Gouvernementale. Association sans but lucratif dont le champ d’action est international.

PAC : Politique Agricole Commune, mise en place par l’UE, dés 1958 pour améliorer sa gestion et sa production

Pavillon de complaisance : adresse factice du propriétaire d’un navire afin de profiter d’avantages fiscaux et d’une législation maritime déréglementée.

Plate forme multimodale : Grand espace près des métropoles ou des grands carrefours ou se rencontrent plusieurs moyens de transport.

Pnud : Programme des N.U. pour le développement : (1966) organisme d’assistance aux pays en voie de développement.

Régulation, dérégulation : Création de règles limitant la concurrence (et le contraire)

Triade : 3 principaux foyers économiques du monde.

Zone franche : Espace limité qui bénéficie d’exonérations fiscales à l’importation et l’exportation.

Correction de l'interrogation les relations internationales depuis 1945

Interrogation sur les relations internationales depuis 1945


1947 : qu’est ce que le rideau de fer. : Expression de Churchill lors du discours de Fulton pour désigner la nouvelle frontière qui enferme tous les pays de l’Europe satellisés autour de l’URSS.

1955 : Qu’est ce que le pacte de Varsovie ? Alliance militaire conclue entre l’URSS (qui le domine) et les pays communistes de l’Europe (sauf la Yougoslavie) qui répond à la création de l’OTAN.

1956 : Qu’est ce que la crise de Suez ? Nationalisation du canal de Suez par l’Egypte (Nasser). Intervention militaire de la France et du RU (soutenus par Israël) à qui le canal appartient. Sous la pression des USA et de l’URSS, les 2 nations européennes se retirent.

1961 : Qu’est ce que l’affaire de la baie des cochons ? Fidel Castro a pris le pouvoir en 1958, les USA vont aider les opposants à Castro à débarquer sur les côtes cubaines pour reprendre la lutte anti-communiste. Ce débarquement sera un échec.

1963 : Qu’est ce que le téléphone rouge ? C’est ainsi que l’on appelle la ligne directe installée entre Moscou et Washington à la suite de la grande frayeur provoquée par la crise de Cuba. Elle doit éviter des malentendus.

1968 : Qu’est ce que le printemps de Prague ? Il s’agit du printemps 1968 ou le régime communiste Tchécoslovaque de Dubcek tente de prendre ses distances avec le régime soviétique. Celui ci décide de réagir (Brejnev) par la force. L’Urss envoie donc ses chars (du Pacte de Varsovie) pour étouffer la révolte.

Nomenklatura Ensemble des personnes privilégiées en URSS on dit aussi « apparatchiks »

Perestroïka : Politique de réformes économiques « restructuration » tentée par Gorbatchev, par extension, c’est aussi la période de cette politique

1956 : Coexistence pacifique : Désigne la nouvelle politique étrangère de l’URSS non plus basée sur l’affrontement militaire mais sur la compétition économique et idéologique. « Khrouchtchev »

Bipolarisation : Ce terme consacre la coupure du monde en 2 blocs Est et Ouest à la fin de la 2° guerre

Endiguement : Dés 03-47, politique de Truman pour contenir l’expansion communiste par une aide économique et même militaire auprès de ses alliés.

Glasnost « Transparence » politique visant à revitaliser l’espace politique de l’URSS en rétablissant la liberté d’opinion et d’expression.

Guerre fraîche : Terme utilisé en 1979 pour désigner une nouvelle dégradation des rapports Est- Ouest.

Narcotrafic : Trafic international de la drogue

Non alignement Après 1956, politique qui regroupe les pays qui ne veulent intégrer aucun des blocs Est et Ouest, ayant l’Inde, la Yougoslavie et l’Egypte à leur tête. Devient un mouvement en 62.

OTAN (Organisation Traité Atlantique Nord) regroupe au niveau militaire tous les pays du bloc occidental de l’Atlantique Nord autour des USA

Plan Marshall : Plan d’aide américain aux pays d’Europe lancé en 1947 par le général Marshall. C’est la mise en application de l’ «Endiguement»