LA MEGALOPOLE JAPONAISE :
Introduction
Plus de 4000 îles dont 4 grandes, de haut en bas : Hokkaido, Honshu,
Kyushu, Shikoku. 130 M d’hab. sur les 2/3 de la France, densité de 340. Une mégalopole gigantesque de 100 M d’habitants étirée sur une étroite bande littorale.
I°) Une puissance concentrée sur le littoral pacifique
a) La 1° concentration industrielle du monde
Entre Tokyo et Fukuoka, plus de 1000 km peuplés en continu par 80% de la population du pays. Dans un premier temps des agglomérations anciennes vont se réunir (Tokyo et Nagoya, Osaka-Kobé-Kyoto : Tokaido) puis dans les années 60, poussée vers le sud : Fukuoka, Kita, Kyushu) enfin dans les années 80, l’extension au nord de Tokyo vers Sendai.
La Mégalopole concentre l’essentiel des activités du Japon (production, commandement, recherche). Toutes les activités industrielles y sont traitées, des industries lourdes aux industries de haute technologie.
b) Le rôle des transports
Il est capital. L’ouverture du pays sur le monde est telle qu’il s’agit de la seconde façade maritime mondiale (activités). 4 ensembles récupèrent 75% du trafic :-Tokyo, -Osaka, Kobe,
-Nagoya, -Kita Kyushu. On construit des zones industrielles par creusement et remblaiement
En gagnant sur la mer.
On a mis en place des moyens de locomotion rapides comme le Shinkansen complété par des lignes de banlieue très denses, associé à un réseau de routes et d’autoroutes performant. Ces réseaux surmontent les difficultés de l’insularité grâce à de nombreuses œuvres d’art.
c) L’Histoire de cette mégapole
Les villes sont dans des plaines cultivées ouvertes sur la mer. Elles ont joué un rôle politique important dans le Japon ancien.
A l’ère Meiji, ces villes ont profité des avantages démographiques et politiques pour attirer des entreprises. Se mettent alors en place des boucles de croissance « effets boules de neige ». Peu à peu se sont établis des liens entre ces noyaux initiaux, ces pôles de croissance. L’urbanisation est devenue de plus en plus dense le long de cet axe littoral avant qu’elle ne s’étende vers l’intérieur.
II°) Tokyo et les conurbations géantes
a) Une structure urbaine déséquilibrée
Un chapelet de métropoles axe Nord/Sud littoral pacifique de la plaine du Kantô à Fukuoka. 10 villes de + de 1 M et 3 aires métropolitaines qui occupent 6% du territoire et concentrent 45% de la population. 3 centres anciens (essor sous Meiji) Tokyo, Nagoya, Osaka – Kobe.
L’aire de Tokyo = 32 M d’habitants, centre de commandement mondial et national, 1° région industrielle du pays (30%), ceci est dû à son choix comme capitale à l’ère Meiji.
+ au sud, Nagoya s’est spécialisée dans l’industrie automobile et la mécanique de précision.
L’aire Kyoto - Osaka – Kobe : 22 M , 2° centre industriel (20%), met l’accent sur la recherche
En allant vers Kyushu, nombreux centres moins peuplés mais très actifs.
b) Les paysages urbains
Les villes ont parfois un cœur historique (Kyoto) mais le plus souvent, elles s’organisent autour de pôles dynamiques : grandes gares qu’entourent hôtels, grands magasins, banques.
Les périphéries des villes ont une urbanisation souvent désordonnée avec des mélanges de quartiers pavillonnaires, de centres commerciaux, de quartiers de hautes tours. Les banlieues des villes se rejoignent.
Le manque d’espace pousse le pays à gagner des terrains sur la mer. Les industries les moins liées aux activités portuaires sont déplacées vers l’intérieur, sur les bordures montagneuses. C’est d’ailleurs là que se fixent les technopôles.
c) Tokyo
Autour de la baie : Tokyo, Chiba, Kawasaki et Yokohama regroupent 15 M d’habitants. Le front de mer est totalement occupé par les activités portuaires et industrielles (en partie gagné sur la mer)
Tokyo ( 8,5 M ) est le coeur de cet ensemble, croissance effrénée et inorganisée que ni les séismes ni 1945 n’ont pu modifier : maisons basses et hautes tours d’affaires se côtoient. Les rues étroites peu adaptées au trafic moderne ont poussé les autorités à construire un réseau dense de chemins de fer et d’autoroutes.
III°) Les problèmes que connaît cet espace
a) Les dangers de la nature
Dans la mégalopole, les risques naturels sont aggravés. Son ouverture sur le pacifique l’expose aux typhons et aux tsunamis. Les inondations accentuent les effets.
La concentration de la population et des édifices augmentent les risques par rapport au reste du pays (en 23, 140 000 victimes à Tokyo. En 95, 6000 à Kobe)
Les japonais ont pris des mesures de prévention face à ces menaces (procédés antisismiques) mais la catastrophe de Kobe en a montré les limites.
b) Les transformations de l’espace dues aux fortes densités
Il y a de fortes concentrations d’hommes, de constructions, d’infrastructures. Ceci est dû à la recherche de profits rapides sans tenir compte des conséquences de ces aménagements.
L’artificialisation de la nature atteint ici un haut degré surtout par les remblaiements massifs le long des littoraux (aménagements portuaires, activités industrielles, logements)
Le Japon est également touché par la pollution : hors (le mercure de Minamata) et dans la mégalopole (pollution de l’air dans les centres urbains et prés des usines et pollution de l’eau)
c) Réactions et adaptations
La population japonaise réagit aux menaces contre l’environnement par la violence et par la procédure (c’est long) «Mouvement habitant»
Ces actions on poussé le gouvernement à agir par une législation plus contraignante pour les industriels, par la délocalisation, par l’étalement de l’habitat vers l’intérieur.
Aujourd’hui c’est contre une nouvelle forme de pollution que l’on doit lutter: voiture, engrais