lundi 27 avril 2009

L'espace Méditerranée : Une interface Nord/Sud

L’Espace méditerranée :

Une interface Nord/Sud

1°) Y a-t-il une identité commune à l’ensemble méditerranéen ?

a) Une mer et des rivages

4000 km de long mais peu large car 3 péninsules au nord qui isolent des bassins. + grande mer. Presque fermée et pourtant lieu de passage très important.

Elle est bordée de montagnes qui viennent prés du rivage. Les plaines côtières étroites concentrent les hommes (+ de 100 hab/km²) l’arrière pays montagneux est souvent dépeuplé, le tourisme accentue cette tendance.

b) Un milieu contraignant

Le climat fait l’union avec des étés chauds et secs + marqués au Sud et à l’Est.

La végétation en témoigne, comme les pluies sont rares : garrigues et maquis présents. Forêts d’épineux et d’espèces xérophiles.

Ces conditions expliquent que cet espace soit fragile et à risques (incendies, séismes, crues) mais en même temps recherché (1° centre de tourisme) Le problème de l’eau reste crucial.

c) Une mer civilisatrice

lieu de naissance du monde occidental : colonisation grecque puis romaine. Le christianisme a pris le relais. Elle est le lieu de rencontre des 3 religions monothéistes. Au XIX° la colonisation place l’ensemble sous la tutelle de l’Europe.

2°) La Méditerranée , une ligne de fracture mondiale ?

a) Des démographies divergentes

Opposition entre la rive nord et la rive sud et est. Au sud (Bosphore Gibraltar) la fécondité élevés (2,5 enfants et + par femmes) contre moins de 1,4 en Europe. Même si le taux de fécondité diminue, les PSEM verront leur poids démographique s’accroître.

Cette situation entraîne de graves problèmes parce que la population jeune est importante.

b) Un poids économique très inégal

Si l’on regarde le PIB/hab. le fossé est énorme + de 20000 dollars au nord, moins de la moitié au sud. Mais on peu nuancer : cas des Balkans au nord et d’Israël au sud, + richesses en hydrocarbures.

En regardant l’économie et son intégration à la mondialisation : seuls la France, l’Espagne, l’Italie et la Grèce au top. Au Sud : Israël trop agricole. Tunisie et Maroc un peu dégourdi. Le pays le + industriel est la Turquie.

c) Des disparités de développement

Grande ampleur des contrastes de développement et pas seulement nord/sud :

-Nord-Ouest : France, Espagne, Italie, Grèce.

+ à l’est Israël et les îles de Chypre et de Malte : pays à très fort niveau de vie

-Au Sud, de la Turquie au Maghreb, IDH faible

-Situation des états balkaniques mitigés

3°) La Méditerranée , un trait d’union nord/Sud ?

a) Les flux migratoires

Au XX°, le pourtour méditerranéen migre pour des raisons économiques. Depuis 1980, seul le sud migre dans une aire qui s’est agrandie et incluse aujourd’hui les rives nord-méd. (cas particulier de la Libye ).

La Méditerranée est souvent un espace de transit pour l’Afrique noire qui veut migrer

b) Les flux de marchandises

Les échanges révèles les inégalités nord/Sud

Les pays de l’UE (les 5) exportent 6 fois + que les autres.

On échange des biens peu élaborés (X agricoles, pétrole, minerais) contre des produits manufacturés. Chaque pays du Sud réalise + de 60 % de ses échanges avec l’Europe (sauf Israël). Echanges Sud/ Sud négligeables. Echanges Nord vers Sud peu conséquents.

c) Le Sud oublié du Nord ?

Si les pays du Sud tardent tant à décoller c’est que les investissements étrangers sont faibles. Les raisons ont liées à la politique et à la religion. Pas de politique attirante pour motiver les investisseurs, pas de bourses sauf en Turquie.

La seule ressource est le tourisme qui permet de boucler le budget en Tunisie et au Maroc. Mais le tourisme surtout littoral est gros consommateur d’eau et de terres (agriculture !)

Conférence de Barcelone, 1995, (UE et PSEM) vise une coopération trans-méditerranéenne.

4°) Un ou des espaces méditerranéens ?

a) Les espaces en réussite

Développement social et économique avancé dans l’arc latin bien relié à l’Europe rhénane. On y trouve une industrie de haute technologie, une agriculture spécialisée et performante ainsi que des complexes touristiques.

On trouve aussi des pôles de développement au fond du golfe Adriatique, dans l’Attique, sur la cote israélienne, à Chypre et à Malte.

b) Les espaces du mal développement

Tout le reste des espaces font figure de périphérie proche et essaient de mettre à profit leur position à l’interface de l’Europe riche : certains utilisent le tourisme, les exportations agricoles et leur main d’œuvre bon marché (Turquie, Tunisie, Maroc), d’autres négocient les hydrocarbures : bien pour la Libye , moins bien pour l’Algérie trop peuplée.

Ces pays font de réels progrès mais pas suffisants pour la démographie galopante. Le mal développement se voit surtout en ville ou quartiers d’affaires et bidonvilles se côtoient.

c) Les espaces en marge

Dans ces derniers pays, on trouve des espaces complètement à l’écart, de l’Anatolie turque à l’intérieur marocain. Les aires intégrées délimitent des espaces qui englobent le plus souvent grandes villes et littoraux dynamiques. Ces périphéries sont essentiellement des arrières pays montagneux ou désertiques. D’autres espaces sont en crise touchés par des conflits ethniques (Balkans, Palestine)

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