dimanche 17 mai 2009

Europe Histoire 3

Les démocraties populaires

I°) La satellisation par l’URSS : 1945-1952

Comment l’URSS a-t-elle fait pour dominer tous les pays d’Europe centrale et orientale.

a) Une influence réelle au sortir de la guerre

Les soviétiques libèrent, occupent, toute l’Europe de l’Est, aidés par les mouvements de résistance

ou les communistes sont nombreux.

Lorsque des gouvernements d’union se mettent en place dans ces pays, les communistes y participent. A l’exception de la Yougoslavie , les communistes sont minoritaires mais la présence des soviétiques les aides à obtenir des postes clés.

Il faut reconnaître que les communistes sont populaires, synonymes de libérateurs alors qu’ils n’existaient même pas avant 1940.

b) La main mise par l’URSS

Pologne et Tchécoslovaquie voient le plan Marshall d’un bon œil mais pour Staline, il s’agit d’un moyen de domination et pousse donc les dirigeants de ces 2 pays à refuser par peur de coups d’état communiste.

Petit à petit, les communistes chassent ou font arrêter les dirigeants concurrents (tactique du salami) et absorbent les socialistes.

Le dernier pays à passer au communisme est la Tchécoslovaquie en février 1948 (coup d’état de Prague) On parle de l’expansionnisme communiste

.

c) L’adoption du modèle soviétique

Tous ces états nouvellement communistes adoptent le modèle politique stalinien (rôle du parti, culte du chef, épuration après purges) mais aussi, le système économique (planification, collectivisation). En janvier 1949, création du Comecon (entente économique entre toutes ces démocraties populaires) qui assure le pillage des pays satellites par l’URSS (Pétrole, blé, usines ...)

Seule la Yougoslavie se distingue en gardant son indépendance (exclue du Kominform)

II°) Un modèle contesté 1953-1975

a) Déstalinisation en Europe de l’est

Arrivé au pouvoir, Khrouchtchev entraîne les pays frères à remettre en cause le culte de la personnalité, le collectivisme à outrance. En même temps, l’Urss se réconcilie avec la Yougoslavie et reconnaît une certaine indépendance aux pays de l’Est avec la dissolution du Kominform, mais en même temps, le Pacte de Varsovie est signé, limitant l’émancipation de l’ouverture soviétique.

b) Tentatives d’émancipation

On vit mal dans les démocraties populaires, de plus, le sentiment national est mis à mal. Des manifestations d’étudiants, d’ouvriers, tournent en émeutes.

Les gouvernements réagissent différemment :

En RDA, Ulbricht appelle l’URSS en 1953.

En Pologne, en octobre 1956, Gomulka convint Khrouchtchev qu’il peut régler seul le problème et ne remet pas en cause le pacte d’amitié avec Moscou.

En Hongrie, Nagy envisage des élections libres, inacceptables pour Moscou dont les troupes interviennent et matent l’insurrection (novembre 56)

c) Un modèle rejeté ?

La Yougoslavie garde son cap.

L’Albanie se détache de Moscou pour se rapprocher de la Chine.

La Bulgarie et la RDA restent dans l’orthodoxie.

La Roumanie et la Hongrie se libéralisent légèrement.

En Tchécoslovaquie, Un mouvement populaire soutient le gouvernement du président communiste réformateur Dubcek qui veut un communisme à visage ouvert. Printemps de Prague de courte durée car intervention des chars du pacte de Varsovie (août 1968)

III°) Temps des crises puis disparition des démocraties populaires 1975-1989

a) Pourquoi cette contestation ?

Depuis la coexistence pacifique, petite ouverture sur l’Ouest : tourisme, film, journaux, avec Helsinki 1975, nouveau pas vers plus de liberté (mais Prague). La crise économique touche aussi l’Est, la vie quotidienne est dure (pénurie, déflation, chômage). L’Est est largué en informatique et électronique.

Avec les réformes engagées par Gorbatchev dès 1987, les manifestations se multiplient (Pologne, Tchécoslovaquie, Roumanie)

b) Comment se manifeste t-elle ?

Ce sont d’abord les intellectuels qui font référence aux droits de l’homme et forment des comités (Charte 77 – V Havel)

Les églises soutiennent les mouvements en Pologne l’église catholique (élection d’un pape polonais) en Allemagne, les pasteurs protestants qui protègent les dissidents.

Autour du syndicat indépendant Solidarnosc, grosse mobilisation ouvrière en Pologne. Le président Jaruzelski fait arrêter 10000 personnes

c) L’effondrement.

C’est en 1989 que les partis communistes perdent le pouvoir. En Pologne, Solidarnosc est reconnu en même temps que le pluralisme politique. En Hongrie, le parti communiste décide de lui-même d’organiser des élections libres ou les opposants sont élus. Aussitôt, le pays s’ouvre à l’Ouest, mai 89, par ou passent des milliers d’allemands avant que le mur de Berlin ne tombe en 12-89.

En Tchécoslovaquie : révolution de velours : démission des communistes et élection de Havel le 29-12-89.

Seules violences en Roumanie, ou Ceausescu refuse de partir, est arrêté et fusillé le 25-12-89.

Aucun commentaire: