La vie politique sous
A) De Gaulle et
1°) La nouvelle constitution
Rédigée pendant les mois d’été autour de M Debré, elle est présentée le 04-09 et approuvée par référendum le 28-09-1958.à 80%. Cette constitution donne de l’importance au président, élu au SU pour 7 ans qui nomme le 1° ministre, peut dissoudre l’assemblée, gouverner par ordonnances et utiliser le référendum par-dessus les chambres. En cas de menaces, il a les pleins pouvoirs. Le 1° ministre qui fixe l’ordre du jour à l’assemblée, peut gouverner par 49,3 (article) La victoire du général est double car en plus du succès énorme du référendum, l’UNR, son parti rafle 40% des sièges de la nouvelle assemblée 2 mois plus tard. Enfin le 21 décembre 1958 le général de Gaulle est élu président de la république. Le 10 janvier Debré devient premier ministre.
2°) La fin du problème algérien
-Que faire de l’Algérie ?
C’est l’Algérie qui a conduit de Gaulle au pouvoir. En visite à Alger en juin 58 son « je vous ai compris » entretient l’ambiguïté. Qui a t’il compris ? (On ne le sait pas encore) les pieds-noirs, les arabes ? A t-il menti délibérément, ou bien a t-il évolué par réalisme devant une situation qu’il considérait irréversible. ?
-Vers une solution politique
La politique de de Gaulle ressemble à celle de ses prédécesseurs, jusqu’en septembre 59 ou il affirme dans un discours le principe de l’autodétermination (Algérie française, Association, ou Sécession). Ce discours marque la cassure totale avec les français d’Algérie (journée des barricades d’Alger en janvier 1960) L’opinion publique métropolitaine semble soutenir le général. Alors que les combats continuent sur le terrain, les termes utilisés par de Gaulle se font plus précis (république algérienne en septembre 60), il en appelle à la nation en janvier 1961 (75% des votes favorables à l’autodétermination) Une partie de l’armée se rapproche des Pieds-noirs et tente un putsch le 22 avril que seuls quelques régiments de parachutistes rallient.
-Le dénouement.
Les négociations avec le FLN. Aboutissent le 18 mars 1962 aux accords d’Evian.. Durant la fin de cette guerre, le conflit touche la métropole : manifestation du FLN réprimée par la police. En même temps attentats de l’OAS. Sur tout le territoire. La manifestation anti-OAS.des partis de gauche est chargée par la police (métro Charonne). 2 échéances électorales sonnent le glas des unionistes : Le référendum du 8 avril 62 qui approuve les accords d’Evian à 90% et le référendum du 1° juillet 62 en Algérie sur l’autodétermination.
Les Pieds-noirs meurtris par ces décisions. Printemps et été sont sanglants, l’exode s’organise vers la métropole (plus les Harkis) et surprend le gouvernement par son ampleur.
3°) Une France plus forte
-Passe par un exécutif plus fort
L’objectif du général est de construire un état fort pour faire une France forte, il envisage à cet effet de modifier la constitution pour faire élire le président de la république au S.U. Tous les partis politiques y sont opposés et font campagne contre. Le oui passe le 28 octobre 1962 avec 62% des suffrages. Et sur la lancée, les élections législatives du mois de novembre lui assurent la majorité avec l’aide des R.I. de Giscard d’Estaing.
L’opposition au général est dispersée, Gaston Defferre tente de la rassembler autour de
-Et une indépendance affirmée
Le redressement du pays passe par la reconnaissance du rang de
C’est dans cet optique que
Sa politique de décolonisation pacifique a conforté sa position et celle de
4°) Le second septennat
-L’usure
5 candidats se présentent contre de Gaulle (Lecanuet et Mitterrand) aux élections présidentielles de décembre 65 : 85% de participants. Ballottage au 1° tour avec 44,7% des voies (31,7% pour Mitterrand) puis victoire au second avec 54,2% des suffrages.
Aux législatives de mars 1967 l’opposition de gauche progresse. Gaullistes et RI ne conservent la majorité absolue que d’un siège (244 contre 243)
-Mai 68
Ces évènements surprennent tout le monde.
La crise est d’abord universitaire. L’idéologie gauchiste conteste la société capitaliste, condamnée par le communisme, elle s’implante en milieu étudiant. Début mai, des heurts entre étudiants et policiers à Paris déclenchent le mouvement. Les facultés font grève, le quartier latin se couvre de barricades le soir du 10 mai.
Elle devient sociale. Pour protester contre la répression policière et le régime gaulliste, les syndicats ouvriers appellent à la grève qui touche en quelques jours la plupart des entreprises.
Et se termine en crise politique. Le pouvoir chancelle t-il dans ces journées de mai 68 ? Il semble incapable de contrôler la situation. Le 24 mai, la crise sociale paralyse
-Le sursis
Les accords de Grenelle signés entre le patronat et les syndicats le 27 mai sont rejetés par les salariés. Le PC, d’abord hostile au mouvement (qu’il n’avait pas prévu) fait plus de bruit que les autres. Mitterrand déclare qu’il est prêt à assumer le pouvoir (29 juin.)
C’est à ce moment là, le 30 juin que de Gaulle reprend la situation en main, une immense manifestation de soutien est organisée à Paris le jour même.
Les élections législatives organisées fin juin ramènent les gaullistes en force à l’assemblée.
Sur mai 68. C’est un phénomène qui concerne tous les pays industriels et pas uniquement
-Le départ
Le général est très touché par cette crise, et la victoire électorale apparaît comme un sursis d’autant plus que le rôle de Pompidou y est très important. Le président propose alors un nouveau référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat. A l’opposition traditionnelle de gauche, vient s’ajouter celle des R.I. de Giscard. Le dos au mur, le général déclare à la télévision que désavoué, il démissionnerait. Le 27 avril 1969, 52% des français votent non, le lendemain de Gaulle tient parole.
B) L’après de Gaulle : 1969-1981, La droite au pouvoir
1°) Pompidou
- Son élection
1° ministre du général pendant 6 ans. Il est élu en Juin, après l’intérim assuré par A Poher, le président du Sénat. 4 candidats, Pompidou soutenu par les gaullistes et les RI 44% des voix, Defferre candidat des socialistes 5% et Duclos des communistes 21,5%. Un centriste Poher 23,5%.
Au second tour, Pompidou (58%) l’emporte devant Poher 42%, les communistes ont appelé à l’abstention (« blanc bonnet, bonnet blanc ») L’héritage gaulliste est sauvé, il maintient la politique précédente tout en infléchissant sa position sur l’Europe.
-La nouvelle société de Chaban-Delmas.
Chaban-Delmas gaulliste nommé 1° ministre, pour une politique d’ouverture, s’entoure de syndicalistes : Delors, de centristes : Giscard d’Estaing. Il veut construire une nouvelle société plus juste (création du SMIC, généralisation du salaire mensuel)
Le contexte est toujours favorable, mais l’ambiance est à la contestation, gauchisme, MLF la gauche se rétablit à partir du congrès d’Epinay (PS) le programme commun est signé en 1972 entre le PC, le PS et les radicaux de gauche.
La droite traditionnelle trouve les réformes de Chaban-Delmas trop hardies.
2°) Messmer et les années de crise : 1973-1975
-Les dernières bonnes années.
P. Messmer devient 1° ministre le 5-7 72, il s’agit d’un recentrage sur une politique plus conservatrice pour gagner les élections législatives de 1973, placées sous le signe de la bipolarisation, la gauche progresse nettement, mais la droite reste majoritaire.
La droite au pouvoir est confrontée à une agitation sociale multiforme, grèves traditionnelles, mouvements lycéens, étudiants, mais aussi grèves novatrices, très longues, avec tentatives d’autogestion (Lip) manifestations antimilitaristes (Larzac), régionalistes (Bretagne, VVAP).
Fin 73, le choc pétrolier atteint l’économie Française au moment ou la santé du président se dégrade Il meurt le 2 4-74.
-La fin des 30 glorieuses
Le choc pétrolier survient brutalement à l’automne 1973, ses effets se font rapidement ressentir et sont durables, la production industrielle qui a doublé les 12 années précédentes, n’augmente que de 10% les 12 années suivantes. Ce sont des années de stagnation.
Dés 1974, la hausse des prix atteint 15%, alors que l’on s’attendait à une amélioration (plan Barre), le second choc pétrolier replonge l’économie française dans le marasme (14% en 1980)
3°) Giscard : Le changement dans la continuité
-Les élections de 1974
Un candidat unique à gauche : Mitterrand (programme commun), 2 candidats à droite, le gaulliste Chaban-Delmas et le RI Giscard d’Estaing (une partie des gaullistes, avec à leur tête Chirac, soutiennent Giscard.)
Chaban-Delmas obtient 15% des voix, Giscard d’Estaing 32,5%, Mitterrand 43,2%. Au second tour Mitterrand est battu de 425 000 voix
-Chirac 1° ministre 1974-1976
La nomination d’un gaulliste (même s’il a changé de camp pour l’élection) est normale car l’assemblée est à dominante gaulliste. Elle permet au gouvernement de fonctionner.
Plusieurs mesures importantes : la majorité à 18 ans, libéralisation de la contraception, divorce par consentement mutuel, loi Veil sur l’IVG. Mais les difficultés liées au contexte économique ne sont pas dépassées, la majorité se lézarde, tensions entre gaullistes et RI, Chirac démissionne en juin 76.
-La politique extérieure
C’est le domaine qui sépare le plus gaullistes nationalistes et RI pro-européens, c’est sous la présidence de
La politique africaine est plus classique avec le soutien marqué à tous les régimes favorables à
-R. Barre 1976-1981
R. Barre est un libéral, pour lutter contre l’inflation, il libère les entreprises du contrôle des prix et les aide à l’exportation, mais le 2° choc politique de 1979 compromet ses efforts. Il est obligé de relever les prélèvements sociaux pour assister les chômeurs, en même temps, les syndicats le combattent pour sa politique d’austérité.
Le gouvernement Barre est également affaibli par les tensions entre gaullistes (RPR) et centre droite (UDF), même s’ils réussissent à s’entendre à l’occasion des élections législatives qu’ils remportent en 1978.
Ce gouvernement est aussi affaibli par la montée en puissance de la gauche, même si elle est battue, car désunie, aux élections de 1978.
En fait toute la vie politique de ces dernières années Giscard d’Estaing est orientée vers la présidentielle de
La campagne électorale, sur fond de crise, est très suivie. Des scandales vont affaiblir la position de Giscard d’Estaing alors que la gauche propose de moraliser la vie politique. Avec 51,7% des voix Mitterrand devient le premier président de gauche de
C°) Les années d’alternance et de cohabitations. 1981-2000
1°) 1981, Mitterrand président
-L’état de grâce
Le président dissout l’assemblée et sur la lancée de la victoire aux présidentielle, le PS remporte haut la main les élections législatives avec 285 sièges (majorité absolue)
P.Mauroy, nommé 1° ministre inclut 4 ministres communistes dans son équipe, la peine de mort est abolie, la situation des immigrés clandestins est régularisée, dans le social, semaine des 39 heures, 5° semaine de congés payés, retraite à 60 ans. Impôt sur les grandes fortunes. L’idée de base, augmenter le Smic ou les prestations sociales pour relancer la consommation et au delà, l’emploi. 5 sociétés industrielles (St Gobain, CGE, PUK, Rhône Poulenc, Thomson) 2 compagnies financières (Suez, Paribas) et 36 banques sont nationalisées. Objectif : éviter les licenciements et favoriser la reprise économique.
-Les difficultés
Ces mesures sont peu efficaces et les difficultés persistent : inflation, déficit de la balance, chômage. Dés juin 82, Delors, ministre des finances annonce une politique de rigueur, le franc est dévalué 3 fois de file (81, 82, 83) Les élections cantonales, municipales et européennes sanctionnent les socialistes et marquent l’apparition du FN sur la scène politique.
La réforme Savary sur l’union des écoles privées et publiques est violemment contestée, le projet est retiré. Fabius remplace Mauroy
2°) 1986, La première cohabitation
-Chirac premier ministre
Les législatives de 1986 assurent la victoire de la droite et la « divine surprise » du FN (35 députés). Pour la première fois sous la 5° république, président et assemblée ne sont pas du même parti : J.Chirac est appelé 1° ministre, il entreprend des privatisations (industrie, assurance, banque) supprime l’impôt sur les grandes fortunes et l’autorisation administrative de licenciement. Mais le gouvernement se trouve vite en difficultés. En 1986, une vague d’attentats secoue Paris, des manifestations étudiantes font un mort pendant qu’une grève de
-L’élection de 1988
L’année 1987 n’est pas meilleure, Le krak boursier rend les privatisations très difficiles, tandis qu’en Nouvelle Calédonie les affrontements gendarmes - Canaques font 25 morts. Le chômage augmente régulièrement. C’est dans cette ambiance que s’annoncent les élections du 24 avril : La droite est en recul, Chirac (RPR) 20% et Barre (UDF) 16,5% alors que l’extrême droite, Le Pen atteint 14,5%. La gauche, Lajoinie (PC) 7% et Mitterrand 34%, paraît en difficulté. Pourtant au second tour Mitterrand est réélu avec 54% des voix. Il aura fallu 2 ans de pouvoir à Chirac pour lasser son électorat.
3°) 1988-1995, Le second mandat
-Rocard premier ministre
Rocard est nommé premier ministre mais il doit gouverner avec une majorité relative. Il crée le RMI, rétablit l’impôt sur les grandes fortunes. Il mène une politique de rigueur financière en même temps qu’une politique sociale fondée sur le dialogue mais les problèmes de l’emploi restent préoccupants, les mouvements sociaux persistent (banlieue, lycéens) et les déficits publics ne cessent de s’accroître.
Les luttes de sérail secouent la maison PS : Jospin, Rocard, Fabius ont tous leurs partisans et c’est un problème de personne que Rocard est « viré » par Mitterrand.
-La politique extérieure
Le pouvoir socialiste maintient
L’effondrement du communisme va rapprocher
-Edith Cresson premier ministre
Le choix est d’abord bien accueilli, mais bien vite la politique déçoit, il est vrai que le contexte économique n’est pas bon, chute de la croissance, mouvements sociaux, (paysans, infirmières). Les scandales politico-financiers ternissent l’image d’un parti qui avait fait de la morale politique un argument électoral.
Les socialistes sont sanctionnés aux régionales et cantonales de 1992 (18% des voix) alors que le FN atteint les 14% ainsi que les écologistes (14%)
-Bérégovoy premier ministre
Appelé en remplacement de Cresson (qui est restée moins de 12 mois) Bérégovoy axe sa lutte contre 3 fléaux : le chômage, l’insécurité et la corruption. Mais les temps sont durs et fin 92 le cap des
Le référendum sur le traité de Maastricht (oui = 51%) ne rassure pas le gouvernement d’autant plus que les scandales se multiplient : délits d’initiés (affaire Péchiney) affaire du sang contaminé (Fabius). Crise morale lourde.
-La cohabitation Balladur
Dans ce contexte difficile, les législatives de 1993 sont catastrophiques pour les socialistes (17,5% des voix) l’opposition triomphe (44%) le FN (12,4) le PC (9,2) la droite compte 485 sièges et la gauche 92. Mitterrand doit appeler un des leaders du premier parti : Edouard Balladur. Il se lance dans une campagne de privatisation et procède à la réforme du régime des retraites en 94 (allongement du temps de cotisation.) Le nombre de chômeurs est loin de diminuer mais la cote de Balladur reste au beau fixe, à tel point qu’entre lui et Chirac naît une rivalité. Le président de la république est affaibli par la maladie ainsi que par les révélations de son passé vichyssois. Le 2° septennat Mitterrand ressemble au 1°, il se termine par une cohabitation parce que dans les 2 cas la gauche usée par l’exercice du pouvoir a perdu les élections.
4°) 1995 Chirac président
-L’élection de 1995
Aux élections du printemps 95, 2 candidats à droite tous les 2 au RPR : Chirac, 20,8%, Balladur, 18,6%. A gauche : Hue PC fait 8,6% et Jospin PS, 23,3%. Le Pen FN fait 15%.
Chirac est élu au 2° tour. Cette élection marque l’entrée en force dans la politique française du vote protestataire : FN, Extrême gauche et Ecologistes réalisent 30% des voix.
-Juppé premier ministre
Alain Juppé appelé le 17-5-95, très vite grosses difficultés : comment réduire le poids de la dette de l’état sans augmenter les impôts alors que Chirac, dans sa campagne présidentielle avait promis le contraire ? Les réformes engagées par Juppé sur la sécurité sociale et sur la retraite des fonctionnaires sont mal acceptées, grandes grèves de 12-95. Durant cette année 95,
-La cohabitation Jospin
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