Le Brésil
I Développement mais inégalité
a)-Populations marginalisées, inégalités criantes.
Ce n’est pas un pays pauvre mais un pays avec beaucoup de pauvres. Sur 190 millions d’habitants, prés du ¼ en dessous du seuil de pauvreté qui n’a pas accès à l’eau potable.
Forts contrastes sociaux : Les privilégiés, propriétaires de latifundios, industriels, commerçants et les démunis, chômeurs, habitants des favelas, paysans sans terre.
Les conditions de vie dépendent de la couleur et du sexe : Salaire des femmes, ½ des hommes de même couleur. Un noir vit 6 ans de moins qu’un blanc.
Amélioration depuis 2003 (programme faim zéro)
b)-La question agraire au cœur des inégalités
Ce n’est pas que le pays produise peu ou pas mais 26000 latifundios occupent 46% des terres
Exploitées de façon extensive. Des millions de propriétaires de petites ou minuscules exploitations (minifundio) ainsi que de très nombreux paysans sans terre (qui louent ou occupent des parcelles sans les posséder) vivotent chichement.
On parle de réforme agraire depuis plusieurs décennies (redistributions des terres sous employées par les grands propriétaires) Jusqu’à ce jour, les tentatives ont plutôt concerné les terres pionnières conquises au détriment de la forêt amazonienne. Aujourd’hui le MST tente d’occuper les terres sous exploitées pour attirer l’attention du président Lula.
c)-Des inégalités régionales.
Sans compter les inégalités villes/campagnes, les disparités régionales sont très fortes. Le Nordeste (le ¼ des brésiliens) concentre la ½ des pauvres.
On assiste donc à des mouvements migratoires vers les villes mais aussi des régions pauvres (le Nordeste) vers les régions riches (Sudeste) ou en développement (Mato Grosso).
A ce jour, aucun gouvernement n’est parvenu à enrayer la dégradation économique du Nord et du Nordeste.
II De forts clivages intra-urbains
a)-Forte urbanisation. Des villes attractives.
C’est l’état le plus urbanisé d’Amérique latine (83%) mais forts contrastes avec Sud à + 90% et Amazonie. TOUTES les villes du Brésil sont attractives.
2 très grandes villes, Rio de Janeiro ( 20 M ) 4° ville mondiale. Continue de s’accroitre par exode rural mais aussi par natalité. Sao-Paulo
b)-Les villes ségrégation spatiale, ségrégation sociale.
Les villes brésiliennes sont très inégalement développées. Salaire moyen à Sao-Paulo 2 fois celui des villes du Nord.
Importants contrastes et forte ségrégation caractérisent ces villes. Les quartiers centraux sont riches, bien équipés, bien surveillés alors que les périphéries sont défavorisées, maisons auto construites. Transports ? Adduction d’eau ? Egouts ?
Les favelas se développent partout, axes de communication, zones à risques, même au cœur des villes (ruches=cortiços)
Ces villes peuvent connaitre des changements très importants, Sao Paulo avait 73000 favelados en 1975. On en compte + de 2 M en 2000. Cette régression urbaine s’accompagne d’un accroissement de la violence, elle est aujourd’hui l’une des villes les + dangereuses au monde.
A ce jour, à part cas particulier, les autorités n’ont pas été en mesure de maitriser, d’améliorer la croissance des villes. L’urbanisation se fait sans urbanisme et les périphéries délaissées se marginalisent.
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