L’Europe depuis 1989
I°) La fin de la bipolarisation
a) Des espoirs de paix
Suppression du rideau de fer, automne 89. En décembre chute du mur de Berlin suivi de la réunification de l’Allemagne. Comecon, Pacte de Varsovie dissous en 91.
Tous les pays ont accès à la démocratie, de l’Atlantique à l’Oural, cela suscite de grands espoirs.
La construction européenne peut désormais s’exercer à la dimension du continent. Les demandes des pays de l’Est pour l’UE s’accumulent. De même pour l’OTAN (3 intégrations)
b) La montée des nationalismes
Avec la disparition du bloc soviétique, de nouveaux dangers surgissent traduits par la résurgence des identités. Les mouvements nationalistes montent en puissance, souvent ancrés à l’extrême droite. On les voit à l’Ouest.
Mais surtout à l’Est, avec l’éclatement de la Yougoslavie (91) de l’URSS (91) et de la Tchécoslovaquie (92) En tout, 17 nouveaux états en Europe et d’autres minorités encore demandent la reconnaissance de leurs droits.
c) Le retour de la guerre
C’est ainsi que la guerre réapparaît en Europe en 1991 en Yougoslavie : Croatie et Bosnie de 91 à 95 puis Kosovo en 99. Bien que moins violents, mêmes problèmes dans l’ex URSS comme en Moldavie avec l’installation de colons russes.
Affrontements armés dans le Caucase entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, en Géorgie avec des minorités ainsi que la Russie avec les mêmes et avec la Tchétchénie en prime.
II°) La guerre en Yougoslavie
a) Un drôle d’état
De nombreuses nationalités (serbe, croate, slovène, albanaise, hongroise, turque, bosniaque, macédonienne, monténégrine) cohabitent en Yougoslavie (création de 1918 autour de la dynastie serbe). Tito en fait un état fédéral de 6 républiques
En plus, découpage aussi religieux puisque si slovènes et croates catholiques, serbes, macédoniens et monténégrins orthodoxes et bosniaques et albanais musulmans
Tito est le ciment cette mosaïque, à sa disparition, tout l’ensemble s’effondre (1980)
b) Une violence extrême
Ce sont les dirigeants communistes qui vont attiser le nationalisme, ainsi Milosevic supprime l’autonomie du Kosovo en 89 provoquant de graves émeutes.
En 91, la Slovénie et la Croatie proclament leur indépendance que la Serbie n’accepte pas. En 92, à son tour, la Bosnie Herzégovine se détache de la fédération, entraînant une nouvelle guerre entre musulmans et serbes.
L’Europe redécouvre alors l’horreur de la guerre totale de la 2° GM (bombardements, C de C )
c) Une paix à venir
L’UE n’a pas de diplomatie commune et tarde à répliquer (différences entre allemands et français)
Intervention de l’ONU en 92, en Croatie puis en Bosnie sans succès, puis de l’OTAN en 94. Les USA imposent les accords de Dayton qui fédéralisent la Bosnie.
La guerre recommence au Kosovo en 97 entre la population albanaise et l’armée serbe. L’Otan intervient encore, bombarde Belgrade pour faire lâcher les serbes. Le Kosovo passe sous administration de l’ONU. Il y est encore. Aujourd’hui, les responsables des massacres, croates et serbes passent devant le tribunal international de La Haye
III°) Vers une UE = Europe ?
a) Comment élargir et approfondir ?
Grand défi pour l’UE : Peut on (après l’émancipation de tout un pan de l’Europe) intégrer à l’UE tous ces nouveaux pays qui le désirent de peur de tomber encore sous la coupe des Russes. Pour l’Ouest, chance unique de pouvoir fédérer sans obstacle tous les pays dans une grande Europe. Hélas comment agrandir quand le problème est de consolider ?
Avec le traité de Maastricht, création de l’UE en 1993, accord sur l’euro qui se concrétise en 1999 alors que par retouches, les institutions ne cessent de se perfectionner (Amsterdam puis Nice en 1999 et 2001)
En même temps en 90, absorption de la RDA , en 95, de la Suède , Finlande et Autriche. Puis 10 autres en mai 2004 dont 7 de l’ex bloc des démocraties populaire ou de l’ex URSS.
b) Une Europe de quelle nature ?
En 2005, il y a donc 25 pays et 455 millions d’habitants représentés à l’OMC par la commission européenne. Elle n’est pas une puissance ni un super état mais elle est plus qu’une simple organisation économique. L’instance qui décide, c’est le conseil, et le conseil, ce sont les états.
Manque de positions communes : Tout le monde n’est pas à l’euro de même tout le monde n’est pas dans l’espace Schengen. Certains pays avancent plus vite que d’autres. Mais c’est surtout dans le domaine de la diplomatie et du militaire que l’Europe cafouille le plus.
Pour que cela change, il faudrait que les populations elles mêmes changent. Elles semblent encore peu concernées à la vue du taux d’abstention des élections européennes. Comment interpréter le refus des français et des hollandais à la constitution européenne en 2005 ?
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